Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 00:14
Akira Yamaoka - Silent Hill Original Soundtracks
5 mars 1999
Dark Ambient / Indus



J'ai tout d'abord découvert le formidable travail d'Akira Yamaoka avec l'OST de Silent Hill 3. Ebloui, je me suis ensuite dirigé vers le premier opus de cette saga. Eh bien, passer de l'OST de Silent Hill 3, ensemble baroque et malsain versé dans le trip-hop industriel au pur mélange ambient et indus de l'OST de Silent Hill premier du nom, c'est quelque chose. L'OST de Silent Hill 3 installe une ambiance tout en contrastes, celle de Silent Hill va droit au but. Après le magnifique thème principal et son effrayante mandoline, l'auditeur tombe dans un enfer de sonorités industrielles littéralement cauchemardesques. Noirceur est le maître mot de cette OST étouffante, oppressante et hostile. Bruits étranges, chocs métalliques répétés, lourdes nappes de synthé, notes distordues et grincements en tout genre, ce disque est tout simplement ce qu'il y a de mieux pour passer une très mauvaise nuit. Quasiment impossible à écouter pour lui-même, il ravira les amateurs d'atmosphères oppressantes souhaitant égayer leurs soirées donjons et souffrance. Un disque qui rend fou, composé exclusivement de pistes d'ambiances glauques (du moins de la piste 2 à la 37 comprises). Viennent ensuite, salvateurs, des morceaux plus accessible mais non moins dans le ton, comme le superbe Tears of... et son piano somptueux ou les effrayants Killing Time et She (Might be the Devil). Restent finalement une chanson surprenante et hispanisante ainsi que la dernière minute et demie de Silent Hill (Other Side) qui achève ce voyage vers la folie. Pour oreilles averties.

Note du disque : 3/6
Note de la pochette : 3/6



Tracklisting :
01. Silent Hill Theme
02. All
03. The Wait
04. Until Death
05. Over
06. Devil's Lyric
07. Rising Sun
08. For All
09. Follow the Leader
10. Claw Finger
11. Hear Nothing
12. Flesh Kill
13. Killed By Death
14. Don't Cry
15. The Bitter Season
16. Moonchild
17. Never Again
18. Fear of the Dark
19. Half Day
20. Heaven Give Me Say
21. Far
22. I'll Kill You
23. My Justice For You
24. Devil's Lyric 2
25. Dead End
26. Ain't Gonna Rain
27. Nothing Else
28. Alive
29. Nerver Again 2
30. Die 31. Never End Never End Never End
32. Down Time
33. Kill Angels
34. Only You
35. Not Tomorrow 1
36. Not Tomorrow 2
37. My Heaven
38. Tears of...
39. Killing Time
40. She (might be the devil)
41. Esperandote
42. Silent Hill (Other Side)

Best Tracks :
Aucune en particulier
Par Jumbo - Publié dans : Musique électronique - Communauté : Musiques
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 00:02
The Postal Service - Give Up
Sorti le 18 février 2003
Enregistré en 2001 et 2002
Pop Rock / Electro



Disque sorti plutôt discrètement en 2003, Give Up est à ce jour le seul album de The Postal Service, groupe réunissant Ben Gibbard et Jimmy Tamborello (ne demandez pas qui c'est ni à quels groupes ils appartenaient...). Pourtant, le CD a été unanimement salué par la critique.
Les dix pistes qui composent cet album jouent toutes dans le même registre : pop-rock apaisant surfant sur de l'electronica. L'ensemble est teinté de mélancolie, de nostalgie et de douceur. Les beats électroniques se font assez discrets et à aucun moment (sauf durant la dernière piste) la musique ne devient envahissante ou trop puissante. Bref, un album a écouter en tout sérénité. Il réussit l'exploit de ne comporter aucune chanson bonne à jeter. La première partie de l'album (les quatre premières chansons en fait) est d'ailleurs sublime, réalisant un sans-faute musical; pourtant le reste de l'album n'est pas pour autant moins bon, comme le prouve Brand New Colony.
Les chansons parlent le plus souvent de relations amoureuses, notamment dans Such Great Heights (la plus belle chanson de l'album, sublime, vraiment) ou Nothing Better (la deuxième plus belle chanson de l'album) mettant en scène le dialogue d'un couple en train de rompre. Notons également la présence de Jenny Lewis et Jen Woods (aux voix magnifiques) dans quelques chansons.
Enfin, vous vous demandez sûrement d'où vient le nom idiot du groupe (qui lui a d'ailleurs valu des déboires avec la poste américaine). Eh bien l'album a tout simplement été élaboré par correspondance, les deux principaux membres s'envoyant des CD par la poste, entre Seattle et Washington !

Voir le clip de Such Great Heights
Voir le clip de The District Sleeps Alone Tonight
Voir le clip de We Will Become Silouhettes

Note du CD : 4/6
Note de la pochette : 1/6


Tracklisting :
01. The District Sleeps Alone Tonight
02. Such Great Heights
03. Sleeping In
04. Nothing Better
05. Recycled Air
06. Clark Gable
07. We Will Become Silouhettes
08. This Place Is A Prison
09. Brand New Colony
10. Natural Anthem

Best tracks :
01. The District Sleeps Alone Tonight
02. Such Great Heights
03. Sleeping In
04. Nothing Better
09. Brand New Colony

Visuel du single Such Great Heights


Visuel du single The District Sleeps Alone Tonight


Visuel du single We Will Become Silouhettes
Par Jumbo - Publié dans : Rock - Communauté : Musiques
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 23:51
Mobb Deep - Juvenile Hell
Sorti le 13 avril 1993
Enregistré en 1992 et 1993
Rap / Gangsta Rap



Souvent confondu avec The Infamous, le premier album de Mobb Deep (originellement Poetical Prophets) s'intitule Juvenile Hell. Un disque effectivement juvénile, Prodigy et Havoc, les deux rappeurs du groupe new-yorkais, n'avaient pas 20 ans à la sortie de l'album. Celui-ci, sorti en 1993, a connu un échec relativement cuisant et a peiné à s'écouler à plus de 40000 copies. Pourtant, Juvenile Hell est loin d'être un mauvais album, à plus forte raison encore quand on entend les albums de groupe post-Murda Muzik (considérés comme des merdes, ou presque).
Tout d'abord, signalons l'excellente pochette de l'album, augurant le meilleur avec ces deux gars armés de faux juchés sur ce qu'on dirait être une espèce de tombeau. Enfin moi c'est le genre de truc qui me botte (non je ne suis pas un psychopathe).
L'atmosphère de l'album, est dans des tons assez dark comme le laisse à penser la couverture. C'est donc du hip hop assez sombre mais on est loin de l'ambiance poisseuse de The Infamous ou de Hell On Earth. C'est donc sombre, oui, mais également assez frais, bizarrement. De plus, l'album n'est pas très lourd avec seulement dix chansons (plus trois skits et l'intro...).
L'atmosphère que distille Juvenile Hell est délicieusement glauque et funky (oui, c'est assez paradoxal), et les MCs, pourtant assez jeunes, se débrouillent plutôt bien. Ils feront bien évidemment beaucoup mieux sur The Infamous. On peut tout de même noter une belle performance sur Hit It From The Back, avec un passage quasiment chanté (pour du rap, s'entend) impeccable et tellement funky. Le plus gros reproche concerne surtout les instrus, qui sont bonnes mais des beats plus percutants n'auraient pas été du luxe. On découvre pourtant de très bonnes pistes sur cet album, qui est d'ailleurs d'une qualité plutôt constante mais qui s'essouffle assez vite.
Concernant les lyrics, rien de bien de fantastique d'après le peu que j'ai pu en lire, c'est du gangsta rap, c'est sexiste, vulgaire, bref comme d'hab' quoi.
En bref, voilà le début de Mobb Deep, et franchement, on se demande bien pourquoi ce CD est passé inaperçu ! Il n'est bien sûr absolument pas du niveau des deux suivants mais franchement, on peut entendre pire de la part de rappeurs "confirmés"...
Juvenile Hell n'est pas un album qu'on écoutera très souvent, mais il a une personnalité assez marquée qui en fait un disque plutôt original mis à côté des productions hip hop de l'époque. Il serait dommage pour tout amateur de Mobb Deep de n'avoir jamais écouté Juvenile Hell.
Mon principal regret concerne l'abandon après cet album de l'imagerie bien glauque qu'on peut apercevoir sur la pochette : on ne reverra plus Havoc et Prodigy manier ces espèces de faux, et c'est bien dommage, ça leur donnait du cachet...

Voir le clip de Peer Pressure
Voir le clip de Hit It From The Back

Note du CD : 2/6
Note de la pochette : 5/6



Tracklisting :
01. Intro
02. Me & My Crew
03. Locked in Spofford
04. Peer Pressure
05. Skit #1
06. Hold Down the Fort
07. Bitch Ass Nigga
08. Hit It from the Back
09. Skit #2
10. Stomp Em Out
11. Skit #3
12. Peer Pressure [The Large Professor Remix]
13. Project Hallways
14. Flavor for the Non Believers

Best tracks :
08. Hit It From The Back
Par Jumbo - Publié dans : Rap - Communauté : Musiques
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 15:59
Cypress Hill - Unreleased & Revamped
Sorti le 13 août 1996
Gangsta Rap / Dark Hip-Hop / Latin Rap



Sorti quelques temps après Temples of Boom, ce premier EP d'un des meilleurs groupes de rap de tous les temps, j'ai nommé Cypress Hill, nous offre une petite transition. Une transition entre l'ambiance macabre, sombre et lente de III vers l'ambiance macabre, speed et délirante de IV.
Unreleased & Revamped regroupe quelques remixes de titres qui ont fait le succès du groupe comme Boom Biddy Bye Bye, Hand on the Pump ou Illusions. Nous avons ainsi deux pistes en provenance de Cypress Hill, deux en provenance de Black Sunday et trois en provenance de Temples of Boom (Throw Your Hands in the Air ressemblant fortement à Throw Your Set in the Air). Les deux pistes restantes étant des chansons qui n'avaient jamais été incluses dans des albums.
L'EP s'ouvre sur un superbe remix de Boom Biddy Bye Bye signé The Fugees (groupe alors au sommet grâce à The Score, leur coup de maître) qui transcende totalement la chanson originelle. Avec Intellectual Dons et Whatta You Know (les deux pistes inédites), cette chanson constitue le meilleur titre du CD. Mais les autres remixes ne sont pas en reste, même si aucun ne se détache vraiment du lot. Cela n'est pas gênant en soi car le disque, à la manière de Temples of Boom, s'écoute plutôt d'une traite, du début jusqu'à la fin, le temps que l'ambiance s'installe. Ce n'est véritablement que comme cela qu'il est possible d'apprécier ce disque car franchement, une telle qualité portée par seulement neuf pistes, c'est plutôt pas mal. Un excellent EP donc.

Note du disque : 4/6
Note de la pochette : 3/6


Voir le clip de Boom Biddy Bye Bye (Fugees Remix)

Tracklisting :
1. Boom Biddy Bye Bye (Fugees Remix)
2. Throw Your Hands In The Air
3. Intellectual Dons (Featuring Call O Da Wild)
4. Hand On The Pump (Muggs' Blunted Mix)
5. Whatta You Know
6. Hits From The Bong (T-Ray's Mix)
7. Illusions (Q-Tip Remix)
8. Latin Lingo (Prince Paul Mix)
9. When The Ship Goes Down (Diamond D Remix)

Best Tracks :
1. Boom Biddy Bye Bye (Fugees Remix)
3. Intellectual Dons (Featuring Call O Da Wild)
5. Whatta You Know
7. Illusions (Q-Tip Remix)
Par Jumbo - Publié dans : Rap - Communauté : Musiques
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 15:36
Cypress Hill - III - Temples of Boom
Sorti le 31 octobre 1995
Enregistré en 1994 et 1995
Gangsta Rap / Dark Hip-Hop



Nous y voici. Temples of Boom est peut-être bien le meilleur album de Cypress Hill. Les deux premiers peuvent diviser, les suivants encore plus, mais beaucoup de monde s'accorde à dire que le troisième opus des Californiens est un coup de maître. Le genre de CD qui fait oublier à l'auditeur qu'il écoute du rap. Car Temples of Boom est bien loin d'être un simple album de rap. Cypress Hill n'est pas pour rien l'un des rares groupes du genre qui s'attire les faveurs du public n'appréciant pas le rap. Temples of Boom est en effet un album majeur de ce qu'on pourrait appeler le dark hip hop. Cette désignation officieuse regroupe les artistes (ou plutôt les albums) de rap insufflant une ambiance toute particulière à leurs disques, qui peut passer par les lyrics mais surtout par l'instru. Cette ambiance toute particulière peut être qualifiée de macabre, malsaine, étouffante, angoissante, oppressante, planante, sombre, obscure... Je pense que vous avez saisi. Cypress Hill s'y était déjà initié avec Black Sunday, mais là on fait un pas de plus. Sans doute le pas de trop : écouter Temples of Boom c'est se perdre durant cinquante-cinq minutes dans un des univers musicaux les plus poisseux qui soient. Même un monument du genre, comme The Infamous de Mobb Deep (sorti la même année) n'arrive pas à la cheville de Temples of Boom en matière d'atmosphère angoissante.
Ce disque demande qu'on l'écoute d'une traite, du début à la fin. Il est très difficile de bien faire la distinction entre les titres, tant l'ambiance plonge l'auditeur dans une léthargie délicieuse. Les atmosphères se succèdent, toujours planantes, parfois arabisantes (avec des instruments rares dans le hip hop), et toujours suffocantes. Les beats sont lents, lourds, tranquilles. Une plongée dans un univers urbain violent et surréaliste, sombre et cauchemardesque. Cypress Hill nous emmène aux confins de la défonce, dans des temples en ruines aux fin fond de l'Indonésie, dans des entrepôts délabrés d'une banlieue décrépite de Los Angeles... Cypress Hill nous emmène aux confins de son talent.

Note du disque : 6/6
Note de la pochette : 5/6


Clip de Illusions

Tracklisting :
01. Spark Another Owl
02. Throw Your Set In The Air
03. Stoned Raiders
04. Illusions
05. Killa Hill Niggas
06. Boom Biddy Bye Bye
07. No Rest For The Wicked
08. Make A Move
09. Killafornia
10. Funk Freakers
11. Locotes
12. Red Light Visions
13. Strictly Hip Hop
14. Let It Rain
15. Everybody Must Get Stoned (Bonus Track)

Best Tracks :
TOUT !!


Visuel du single Throw Your Set In The Air
Par Jumbo - Publié dans : Rap - Communauté : Musiques
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 18:19
Cypress Hill - Black Sunday
20 juillet 1993
Gangsta Rap / Dark Hip-Hop / Hardcore Rap



Black Sunday
est l'album où Cypress Hill amorce véritablement son virage vers un univers sombre et macabre, univers plus généralement visible dans le metal. Cependant, on ne tombe pas totalement dans le dark hip hop pour autant. Disons qu'on reste quand même dans le rap west coast "classique" mâtiné de glauque. La piste la plus représentative de cet esprit est sans nul doute I Ain't Goin' Out Like That, titre phare de l'album utilisant des samples de Black Sabbath (!) et dont le clip révèle toute la saveur (ambiance morbide au cimetière, flashes montrant des cadavres). Instru stridente, flow étrange, voilà les ingrédients de cet excellent album.
Mais ce dernier s'ouvre préalablement sur un titre mythique, I Wanna Get High, véritable hymne à la marijuana (complété un peu plus tard par Legalize It) parfait à écouter en fumant un gros pétard (enfin j'imagine...). N'oublions évidemment pas le single mythique, délirant et excité qu'est Insane in the Brain, au refrain dévastateur et Hits from the Bong, titre ultra-mythique utilisant un sample de Son of a Preacher Man.
Mais Black Sunday n'est pas exempt de défauts : on décroche un peu durant la deuxième moitié de l'album et mis à part les chansons que j'ai citées, peu d'autres se détachent vraiment du lot.
Il reste cependant un incontournable, tant dans l'histoire du hip hop que dans celle du groupe.

Note du CD : 4/6
Note de la pochette : 5/6



Clip de I Ain't Goin' Out Like That


Tracklisting :
01. I Wanna Get High
02. I Ain't Goin' Out Like That
03. Insane In The Brain
04. When The Ship Goes Down
05. Lick A Shot
06. Cock The Hammer
07. Interlude
08. Lil' Putos
09. Legalize It
10. Hits From The Bong
11. What Go Around Come Around, Kid
12. A To The K
13. Hand On The Glock
14. Break 'Em Off Some

Best Tracks :
01. I Wanna Get High
02. I Ain't Goin' Out Like That
03. Insane In The Brain
10. Hits From The Bong


Visuel du single I Ain't Goin' Out Like That















Visuel du single Insane in the Brain



















Visuel du single Lick a Shot

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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 18:48
Cypress Hill
Sorti le 13 août 1991
Enregistré de 1989 à 1991
Gangsta Rap / Latin Rap / Funk Rap






















Quelques mois après Niggaz4Life de N.W.A. sort le tout premier album de Cypress Hill, enregistré entre 1989 et 1991.
De nos jours, le groupe est surtout connu pour son univers macabre, mais ce dernier n'est réellement apparu que dans Black Sunday (1993), et toutes les tentatives (plus ou moins réussies) en dehors du rap (metal, raggae, etc.) apparaissent plutôt avec IV (1998). Alors, pour le fan de dark hip hop de base, qu'y a-t-il à se mettre sous l'oreille ? Eh bien à ce niveau, pas grand chose. Ce premier album apparait comme assez jovial comparé aux suivants. Cypress Hill a beau imposer sa patte dès le début, on sent bien qu'on navigue dans le rap west coast, aux influences hispaniques de plus. Le résultat est presque festif, malgré le caractère assez glauque des lyrics (histoires de gangs, etc.).
Les samples, provenant essentiellement du rock et du funk (James Brown, Curtis Mayfield, Jimi Hendrix, Beastie Boys, Kool & The Gang...) donnent une touche... assez funky à l'ensemble, et c'est plutôt une bonne chose. D'autant plus que Cypress ne se réaventurera presque jamais dans un registre aussi "léger".
On découvre en tout cas le phrasé si particulier et nasillard de B-Real et l'univers du groupe, qui s'inscrit alors très bien dans la mouvance gangsta rap (il n'y a qu'à voir les clips) avec des singles efficaces comme How I Could Just Kill a Man ou Hand on the Pump. Le côté latino et défenseur de la fumette est également déjà présent (le titre Stoned Is The Way Of The Walk est là pour le prouver et Psychobetabuckdown fait penser à un certain titre de Funkadelic - uniquement au niveau du titre hein).
Au final, un très bon album évidemment. N'importe quel amateur de hip hop saura l'apprécier à sa juste valeur, mais ne cherchez pas trop ici de prémices aux délires macabres du groupe qui ont fait sa renommée.

Note du CD : 4/6
Note de la pochette : 3/6


Tracklisting :
01. Pigs
02. How I Could Just Kill A Man
03. Hand on the Pump
04. Hole in the Head
05. Ultraviolet Dreams
06. Light Another
07. The Phuncky Feel One
08. Break It Up
09. Real Estate
10. Stoned Is The Way Of The Walk
11. Psycobetabuckdown
12. Something For The Blunted
13. Latin Lingo
14. The Funky Cypress Hill Shit
15. Tres Equis
16. Born To Get Busy

Best Tracks :
02. How I Could Just Kill A Man

Clip de How I Could Just Kill A Man


Clip de Hand on the Pump


Clip de The Phuncky Feel One

Clip de Latin Lingo
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 18:26
Nine Inch Nails - Pretty Hate Machine //Halo 2/
Sorti le 20 octobre 1989
Rock / Electro / Indus






















Pretty Hate Machine est sans doute le CD de Nine Inch Nails dont on parle le moins souvent de nos jours, The Downward Spiral étant parvenu au statut de disque intemporel, Broken au rang préféré des metalleux et The Fragile, With Teeth et Year Zero (et maintenant The Slip) se chargeant de faire s'affronter les fans pour déterminer lequel est un chef-d'oeuvre et lequel est l'accident de parcours; tandis que les EP et CD de remixes se font en général aligner les uns après les autres.
Pourtant on ne peut pas dire que les vieux briscards qui ont découvert NIN fin 1989 aient oublié cet album (comment serait-ce possible ?). Mais pour ceux ayant rencontré le messie avec des albums ultérieurs, jeter une oreille à Pretty Hate Machine est un choc. La blessure du temps n'a en effet pas épargné ce dernier et si la plupart des albums de NIN sont intemporels, celui-ci est sans doute le plus ancré dans son époque, même si à l'époque justement on avait rien entendu de tel.
Attention tout de même, quand je parle de blessure du temps je ne veux pas dire qu'il est difficile de nos jours d'apprécier cet album, mais aux premières écoutes on se dit, putain, c'est de ça que tout est parti ? Pas que ce soit mauvais (très loin de là) mais devant cette avalanche de beats estampillés "fins des 80's", de synthés et surtout avec cette pochette fluo (qui malgré tout est finalement assez cool), comment ne pas être un peu effrayé ?
Heureusement que Pretty Hate Machine est un des CD les plus accrocheurs qui soient dès la première chanson. Sans déconner, depuis que Head Like A Hole a retenti dans ma chambre, impossible de retirer le CD. Il tourne en boucle depuis deux jours chez moi. Sur PHM, on a autant dit qu'il était accessible que difficilement accessible. Personnellement je l'ai trouvé direct et très prompt à délivrer toute sa saveur (dès la deuxième écoute) ce qui est plutôt étrange après les innombrables écoutes que demandent ses opus suivants.
Pretty Hate Machine est d'abord un CD de musique électronique (tout étant composé par ordinateur et Reznor ayant tout joué) et ensuite un CD de musique industrielle. Le succès du disque a permis à ces deux genres de musique de sortir de l'underground. Le disque surfe globalement sur la dance industrielle sur laquelle est greffée le chant de Reznor, plutôt rock, parfois metal, mais toujours juste et puissant.

Head Like A Hole
Le premier titre de cet album est encore aujourd'hui très populaire. Sans doute grâce à son refrain terrible. Une chanson rock, très efficace, qui donne toute la mesure de la hargne dont fait preuve Reznor dans cet album (hargne qui ne le quittera pas avant... ben elle ne l'a toujours pas quitté).
Voir le clip de Head Like A Hole

Terrible Lie
Une chanson assez similaire à la précédente, si bien qu'elles semblent s'enchaîner directement. Là aussi c'est très rock, et là aussi le refrain est extrêmement accrocheur, associé à une mélodie apocalyptique jouée au clavier. Un grand titre, qui inaugure le dialogue violent entre Reznor et la religion.

Down In It
Sans doute la chanson la plus étonnante de l'album. Si les deux premières s'apprécient aussitôt, celle-ci demande un peu plus de temps. La raison ? Reznor s'y essaie au rap ! Bon aujourd'hui ça paraît ultra old-school mais ça n'en reste pas moins excellent, encore une fois grâce à un refrain du tonnerre et à la voix de Reznor, tantôt nonchalante, tantôt énervée.
Le clip mérite le coup d'oeil, à condition de ne pas être allergique à l'univers graphique des années 80/90...
Voir le clip de Down In It

Sanctified
Là encore, un titre un peu plus difficile à apprécier. Ça démarre sur un rythme de hi-hat sur lequel vient se greffer une basse langoureuse (si c'est bien une basse, je n'ai jamais été doué pour reconnaître les instruments). Le refrain est assez déstabilisant.
Sanctified semble, aux premiers abords, traiter d'une relation avec une femme. Mais selon Reznor il s'agit plutôt d'une relation avec une pipe à crack ! "Le problème a été réglé" avait-il dit lors d'une interview après la sortie du disque. Mouais.

Something I Can Never Have
A l'image de l'enchaînement Head Like A Hole/Terrible Lie, Something I Can Never Have semble démarrer directement sur les restes de Sanctified. Les deux chansons utilisent en fond une ambiance sombre et atmosphérique, sur laquelle débarque le simple piano de cette chanson, et la voix de Reznor, plus belle que jamais et de plus en plus puissante. Ce morceau est l'un des plus étonnants de l'album et happe directement l'auditeur avec son atmosphère mélancolique et presque effrayante. Riche idée de l'avoir placé au milieu de l'album, tant les deux  moitiés semblent graviter autour de lui.
Voir une version studio de Something I Can Never Have

Kinda I Want To
Le caractère dansant et funky de l'album s'était un peu atténué avec les deux précédentes pistes. Kinda I Want To y remédie en faisant basculer le disque dans sa partie la plus intense avec ce rythme de folie, et, une fois n'est pas coutume, un refrain entraînant.
Soit c'est le fait d'être plongé dans l'album depuis déjà vingt-cinq minutes, soit c'est le fait de ce titre seul, mais avec cette piste on oublie presque que Pretty Hate Machine est sorti en 1989 et on goûte alors son instru électro dans les meilleures conditions.

Sin
Un beat excellent, un morceau qui monte en puissance, porté par une discrète nappe de synthé et surtout la voix de Reznor, résolument parfaite (ça ne saute pas aux yeux à la première écoute mais ça devient vite une évidence). Peut-être le morceau le plus industriel de l'album. Génial.

That's What I Get
On entend tout d'abord des percussions originales, puis une touche électro survient. Le calme se fait pour l'arrivée du chant (un peu kitsch au début, il est vrai) et le refrain donne tout simplement des frissons. Un morceau simple et épuré, mais magnifique.
Voir un live de That's What I Get

The Only Time
Ou le retour de la basse de Sanctified. Reznor nous emporte aisément et nous dépose dans un terrain que n'aurait pas renié Peter Gabriel. Mais que voulez-vous, cette mélodie qui survient à 2:23 est géniale et le titre en devient indispensable sur cet album.

Ringfinger
L'ultime titre de PHM démarre sur un son typiquement électro vite rejoint par un kick simple. Une grosse place faite au synthé, pourtant vite écarté par des guitares saturées. Reznor est toujours aussi bon niveau chant, bref ce morceau termine admirablement l'album sur une cacophonie qui deviendra fréquente chez NIN (oui se sont bien des scratches qu'on entend).

Pour être franc, avant de me plonger dans Pretty Hate Machine, j'avais un peu peur que le tout sonne trop fin des eighties. Si le synthé est indéniablement omniprésent, si l'album s'écarte difficilement de la dance, il reste aussi indus avec ces guitares saturées (certes discrètes). Mais les textes percutants et le chant déjà incroyable de Reznor ne pourront que happer n'importe quel fan des halos suivants.
Pretty Hate Machine est un disque sombre mais dansant, en apparence léger mais finalement assez grave. Un monstre mécanique dont chaque chanson est une émanation, Something I Can Never Have en étant la plus glaciale, Head Like A Hole, Terrible Lie et Sin en étant les plus haineuses. Les années 80 ont beau, par de nombreux aspects, avoir été des années assez nazes, si c'était pour accoucher d'une telle perle que ce Pretty Hate Machine, ça valait le coup.

Note du CD : 5/6

Note de la pochette : 3/6


Tracklisting :
01. Head Like A Hole
02. Terrible Lie
03. Down In It
04. Sanctified
05. Something I Can Never Have
06. Kinda I Want To
07. Sin
08. That's What I Get
09. The Only Time
10. Ringfinger

Best Tracks :
TOUT !!

Visuel du single Down In It


















Visuel du single Head Like A Hole



















Visuel du single Sin

Par Jumbo - Publié dans : Rock - Communauté : Musiques
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 18:01
Bienvenue sur mon blog. J'ai créé ce dernier pour y regrouper mes chroniques de disques, chroniques que j'ai rédigées initialement pour mon autre blog. Mais l'hébergeur de ce blog étant un site généraliste sur les jeux vidéo, et mon blog comprenant également des articles sur les jeux vidéo, le cinéma et divers autres choses, j'ai voulu créer un autre blog consacré uniquement à mes chroniques musicales (du moins pour le moment).

Bien sûr vous vous demandez sûrement quels sont mes goûts en matière de musique (à moins que vous n'en ayez rien à foutre hein). Je me suis intéressé à la musique qu'assez tard, vers 14-15 ans, même si je l'ai toujours appréciée. J'ai commencé par écouter du rap américain, genre que j'apprécie toujours aujourd'hui (par contre le rap français, non merci). Les premiers albums que j'ai acheté sont, si mes souvenirs sont bons, The Eminem Show de Eminem, Rythm & Gangsta The Masterpiece de Snoop Dogg, D12 World de D12, Till Death Do Us Part de Cypress Hill et Music From And Inspired By The Motion Picture 8 Mile.

J'en vois déjà qui froncent les sourcils, en effet le rap US n'est pas un genre unanimement reconnu pour sa qualité, surtout concernant des artistes comme Snoop Dogg ou Eminem (même si on peut trouver pire). Aujourd'hui je suis plus tourné vers des groupes comme Cypress Hill (mon groupe de rap préféré), The Psycho Realm, Dr. Dre, Beastie Boys ou Mobb Deep.

Mais je n'aime pas que le rap, en fait j'aime tous les genres musicaux, parallèlement au rap US j'ai d'abord écouté Bob Marley. J'ai ensuite découvert le metal, dont je n'écoute finalement que deux groupes : Burzum et Dream Theater. Niveau rock, j'aime Led Zeppelin, Neil Young, Lou Reed, Pink Floyd, The Clash... J'aime aussi Funkadelic et parmi la musique électronique : Portishead, Massive Attack, Chemichal Brothers...

Pour finir ma plus récente découverte musicale est sans doute la plus importante : Nine Inch Nails, qui s'est désormais élevé au rang de mon "groupe" favori. Je considère The Downward Spiral comme le meilleur disque que j'ai pu écouter.

Bref voilà ce n'était pas très intéressant, place aux chroniques !


Ah au fait, voici la signification des notes. Attention, à partir de 2/6 j'aime le disque, 3/6 ne voulant pas dire moyen !

mauvais

bof

pas mal

bon

très bon

génial

chef d'œuvre
Par Jumbo - Publié dans : Divers
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